be a strawberry (ou le déménagement)

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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 08:33

mais ta langue n'en voulait pas.

je ne suis pas de ces filles fortes. moi je pleure et je ris mes jours et mes nuits. j'ai peur et lorsque je sors les crocs, c'est pour me défendre. je mords très fort et avec un sadisme impressionnant. je construis des carapaces et armures mieux que quiconque. je parle beaucoup et je ne dis pas grand chose. je vis dans un monde de paillettes, de montagnes enneigées sous une aube fraiche. une grosse écharpe autour du cou. mais qu'est ce que je fous ici alors ? petite fille bien trop naïve. allez, peu importe. on relève la tête, encore, et on avance. plus loin, plus fort. plus petite, plus mignonne. je perds en taille mais pas en poids. envie de musique, de danser, d'arrêter de contrôler, de perdre la réalité, de m'évader. qui peut m'apporter ça. tes bras sont le réconfort véritable. pas d'imagination dans tes yeux. je t'aime et je reste assise là. sage, sage. nuits endormies désormais. ses folles envies me manquent. se perdre. perdons nous. dansons, au gré du vent fort, jouons, soyons fous, on se fait chier sur cette trop petite terre maltraitée. je m'en veux de ne pas savoir rester. impulsivité et douceur ne font pas bon ménage. je ne fais pas bon ménage. je suis sale de mes déceptions. je crois en toi, tu me l'as demandé. tu as promis de ne pas me décevoir. mais j'ai peur, paralysée. bordel, je fous quoi ici ? je perds. à tous les coups. et je pleure sur fond de musique folk. je pleure et je ris. me voilà. cocktails. qui peut me protéger de ce monde assassinant, et de cette réalité pesante ? je veux fuir. fuir dans un parallèle inventé. fuir et voler, péter la gueule aux nuages qui ne sont pas de coton, rencontrer ces anges unisexes, voyager en tapis volant, s'en foutre du romantisme trop présent et des clichés, sauter sans élastique et sans vertige, changer le ciel de couleur pour faire réagir nos petites pattes, rire et inventer une nouvelle météo, je veux tellement de choses, tellement de risques, tellement tellement. allez. viens. on n'est pas amoureux de moi. on tombe, on tombe et je ne sais pas rattraper les âmes perdues. j'en suis une. on peut se reposer, si on reste là. mais on peut pas vivre. crois moi. c'est pas ça. c'est pas comme ça. fais moi confiance, tu m'as obligé à te faire confiance, mais j'ai peur alors sois fort, je ne le suis pas, moi.

mais ta langue n'en voulait pas.
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 06:36

i me you i'm yours



je crois que je préfère ce blog sans visite. ça me donne une certaine liberté pour écrire, pour raconter et expliquer sans être claire, car sinon ce ne serait pas moi qui écrirait, on le sait.
je crois que je suis comme obélix, sauf que ce n'est pas petite mais plus grande (en âge, ma taille ne suit décidément pas), et non dans une potion magique imaginaire et impossible mais dans l'accessible et sensible musique folk que je suis tombée. j'entraîne certains dans ma chute, mais il faut avoir le coeur disponible, les oreilles pures et attentives, le calme caché en soi et l'envie d'une mort longue et douloureuse de l'esprit pour aimer cette musique. ces paroles, ces chants et ces voix souvent inédites, talent imperceptible pour quiconque ne connaîtrait pas les peurs des nuits trop profondes, les spleens prolongés des dimanches soirs, les risques de notre vie et les douceurs de deux peaux qui se touchent et s'effleurent sans vulgarité. je suis de ces gens. de ceux là, qui croient encore à l'humain, malgré tout, malgré vous, malgré les guerres et malgré l'amour, qui croient qu'il y a quelque chose au dessus, et après tout qui croient que la nature et la vie vont ensemble, tout en étant amoureux de l'agitation des villes. des naïfs, des mignons jamais beaux, des peureux et tendres imbéciles. je le revendique. c'est à ça que j'appartiens. le désespoir heureux, l'accroche trop facile et la déception systématique. le rêve encore et encore, le savoir qu'il n'y a plus que ça. mademoiselle rêve. je suis de ceux là. de celles-ci. de ces espoirs trop grands pour les gens si minuscules, hypersensible et malheureux partout. mais le regard pétillant et toujours chou. de ceux qu'on veut prendre dans ses bras, en expliquant que tututu ça va aller, ceux dont on veut toujours sécher les larmes qui sont intouchables, de ceux qui assument qu'ils ne seront jamais plus vieux que des enfants. c'est ma communauté invisible. mon appartenance impalpable. je me raccroche à des mots, chantonné par des inconnus proches, ils me soutiennent, ils me comprennent. je ne suis rien sans leurs quelques notes, leurs rêves qui me ressemblent trop. je ne suis pas unique. nous le sommes, nous, tous. nous aimons, nous ressentons. et je leur ressemble, tellement que ça en devient indécent. nous sommes un. la folk. qui m'aime me suive. prenez vos guitares, claviers, stylos, voix, rêves, craintes, volonté, désir. créons la vie. cette vie qui nous entoure et que nous dévalorisons trop. le bonheur n'est pas loin. il est dans nos petites mains de géant aqueux. pensons ensemble. on vaut mieux que ces nains d'ambition, de supériorité. on ne vaut rien, et c'est toute notre force. nous sommes un. un seul pour le meilleur.

# Posté le jeudi 12 novembre 2009 13:42

Un décor parfait pour un dîner rennais.

Un décor parfait pour un dîner rennais.


Je n'aime pas trop les problèmes et les discussions houleuses, les soucis qui n'ont pas de solutions adéquates, qui prennent la tête. Je n'aime pas trop ne pas y arriver, ne pas bien dormir et me sentir faible.
C'est dans cette atmosphère là que j'aime dessiner, toute la journée, dessiner à en mourir. Et le voir. Ce meilleur ami, nommé Eliott, trop chupee et qui sait remonter le moral, malgré sa copine qui me déteste. Qui est pourtant gentille. C'est dommage. Mais passons le sujet. Je suis ta mère. Ton père ? Ta mère héhé.
Parce qu'on parle de tout, de rien, de M6 et des téléfilms. Parce qu'Eliott & Lucy, le compliqué conjugué au très simple.
C'est tout ce que j'ai à dire.
Marine, appelle-moi, MERDE;

# Posté le lundi 02 novembre 2009 12:28

i feel like a whore when i see u in my wet dream

j'ai perdu mes crayons pastels et c'est la nouvelle de la journée. cette perte m'empêche de terminer trois dessins en cours. et par l'occasion, certains projets. l'hésitation commence alors pour chercher encore et encore, ou alors en racheter. c'est pas très intéressant, et ce n'est pas de ça que je vais parler ce soir. mais il fallait prévenir, si quelqu'un veut être gentil, il peut investir, ou chercher avec moi.

j'attends. et comme le dirait katherine pancol, c'est le propre de l'amoureuse. je ne pensais pas en être capable. mais je le suis, je peux aimer, et attendre. je peux aimer autant que je peux détester, moi qui me pensait sensible, je me retrouve avec une hypersensibilité et des larmes qui viennent trop rapidement, des lames qui me harcèlent, ces réflexes que je lui dois, que je lui hais, que je voudrais lui faire bouffer pour avoir ruiner ces périodes de ma vie sans aucun souvenirs, parce qu'on était trop ailleurs pour ça. pour m'avoir brisé le coeur, sans aucune considération et amertume, et m'avoir laissé là à tenter de le recoudre toute seule. mais à croire que j'y arrive, peu à peu. tranquillement. doucement. j'aime, j'aime pas. un résumé trop simplet qui me correspond bien. et toi, je t'aime et je t'aime pas. c'est trop compliqué à comprendre, et pourtant si simple à expliquer. je t'aime et je t'aime pas. je t'aime, et je t'aime pas. ou plutôt tu n'es pas tout ce que j'aime. pourtant, je t'aime. quelques mots qui changent tout. je t'aime. c'est quoi l'importance de cette expression ? qui a décidé que c'était aimer, ce sentiment ? j'en sais rien, à près tout, ce que c'est aimer. alors j'imagine, je m'approprie. mais je ne comprends pas. alors je t'aime et je t'aime pas. viens dans mes bras, je ne peux pas te fuir, je ne peux pas partir, j'aime rester tout comme j'aime attendre. c'est mon esprit, mes contradictions, une partie de moi. on ne peut rien renier. c'est ainsi, je suis ainsi, je change. doucement. tranquillement. je ne risque rien, ou trop. aide moi. parce que je flotte, je virevolte au rythmes de tes sourires, de ta guitare, je danse aux notes de ta voix et je pleure au son de tes cris. petite fille bien trop fragile et ses apparences de femme sérieuse et assurée. les apparences trompeuses et machiavéliques. cette petite qui doute, craint, espère, se trompe trop souvent, trompe, en rigole et s'en soucie, perd tout et ne retrouve rien, perd l'amour et part à sa reconquête, aime et n'aime pas. déteste peu, si ce n'est la pastèque et les araignées. la peur aussi. je cherche un clone pour me remplacer, pour me laisser dormir, me laisser profiter ce temps qui passe trop vite et trop lentement. j'attends. je t'attends. sans merci. je t'attends, et j'attends tes changements. j'attends ta présence. ton corps. laissez moi attendre mais venez m'occuper. je suis seule, seule. indépendance feinte. je ne suis rien, sans toi. sans lui aussi. sans elle. je ne suis rien sans vous. sans moi. je ne suis rien. tout court.

i feel like a whore when i see u in my wet dream
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 13:19

le ciel est, par dessus le toit, si bleu, si calme.

le ciel est, par dessus le toit, si bleu, si calme.


je redoute ces moments plus que tout. plus qu'une overdose, plus qu'un accident, plus qu'une rupture ou un saut dans le vide. plus qu'une entorse au poignet, les fourmis dans les jambes et un dessin de 10 minutes. je redoute ces moments comme on redoute la peste, ou le sommeil qui s'en va. je redoute ces moments parce qu'ils me font mal. mal comme personne, mal comme jamais, mal mal mal. ils me blessent, m'entaillent, se jouent de moi, en plantant milles et un couteaux dans mon coeur déjà meurtri. ces moments, ce sont le doute, la colère, l'anxiété, le stress, le doute doute doute, l'incertitude, l'infériorité, la médiocrité, les pleurs, la tristesse, les cauchemars. ce sont le monde obscur. je ne les souhaite à personne. surtout pas un dimanche. encore moins toute la journée du dimanche, quand vos amis sont partis, parce qu'il faut bien qu'ils partent. quand vous êtes seule. seule. partout. à l'extérieur, dans votre décor, dans votre corps, au plus profond de votre âme et jusque dans vos neurones vous êtes seule. ces moments donnent envie de vomir en pleurant, de sauter sans remonter, de se scarifier en résistant. ces putains d'instant ne se contrôlent pas, ils se subissent, s'endurent, ne se supportent pas tellement c'est dur.

ces moments, c'est le spleen de baudelaire et de verlaine. le putain de spleen. SPLEEN.
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 14:39