j'ai perdu mes crayons pastels et c'est la nouvelle de la journée. cette perte m'empêche de terminer trois dessins en cours. et par l'occasion, certains projets. l'hésitation commence alors pour chercher encore et encore, ou alors en racheter. c'est pas très intéressant, et ce n'est pas de ça que je vais parler ce soir. mais il fallait prévenir, si quelqu'un veut être gentil, il peut investir, ou chercher avec moi.
j'attends. et comme le dirait katherine pancol, c'est le propre de l'amoureuse. je ne pensais pas en être capable. mais je le suis, je peux aimer, et attendre. je peux aimer autant que je peux détester, moi qui me pensait sensible, je me retrouve avec une hypersensibilité et des larmes qui viennent trop rapidement, des lames qui me harcèlent, ces réflexes que je lui dois, que je lui hais, que je voudrais lui faire bouffer pour avoir ruiner ces périodes de ma vie sans aucun souvenirs, parce qu'on était trop ailleurs pour ça. pour m'avoir brisé le coeur, sans aucune considération et amertume, et m'avoir laissé là à tenter de le recoudre toute seule. mais à croire que j'y arrive, peu à peu. tranquillement. doucement. j'aime, j'aime pas. un résumé trop simplet qui me correspond bien. et toi, je t'aime et je t'aime pas. c'est trop compliqué à comprendre, et pourtant si simple à expliquer. je t'aime et je t'aime pas. je t'aime, et je t'aime pas. ou plutôt tu n'es pas tout ce que j'aime. pourtant, je t'aime. quelques mots qui changent tout. je t'aime. c'est quoi l'importance de cette expression ? qui a décidé que c'était aimer, ce sentiment ? j'en sais rien, à près tout, ce que c'est aimer. alors j'imagine, je m'approprie. mais je ne comprends pas. alors je t'aime et je t'aime pas. viens dans mes bras, je ne peux pas te fuir, je ne peux pas partir, j'aime rester tout comme j'aime attendre. c'est mon esprit, mes contradictions, une partie de moi. on ne peut rien renier. c'est ainsi, je suis ainsi, je change. doucement. tranquillement. je ne risque rien, ou trop. aide moi. parce que je flotte, je virevolte au rythmes de tes sourires, de ta guitare, je danse aux notes de ta voix et je pleure au son de tes cris. petite fille bien trop fragile et ses apparences de femme sérieuse et assurée. les apparences trompeuses et machiavéliques. cette petite qui doute, craint, espère, se trompe trop souvent, trompe, en rigole et s'en soucie, perd tout et ne retrouve rien, perd l'amour et part à sa reconquête, aime et n'aime pas. déteste peu, si ce n'est la pastèque et les araignées. la peur aussi. je cherche un clone pour me remplacer, pour me laisser dormir, me laisser profiter ce temps qui passe trop vite et trop lentement. j'attends. je t'attends. sans merci. je t'attends, et j'attends tes changements. j'attends ta présence. ton corps. laissez moi attendre mais venez m'occuper. je suis seule, seule. indépendance feinte. je ne suis rien, sans toi. sans lui aussi. sans elle. je ne suis rien sans vous. sans moi. je ne suis rien. tout court.